| Communiqué de presse, 7 septembre 2026
Le parti travailliste au parlement Mexicain saisit l’occasion pour présenter à la Chambre des Députés sa proposition de loi visant à intégrer la gestation pour autrui dans le cadre de la loi sur la traite des êtres humains afin de considérer cette pratique comme une exploitation reproductive. Résumé Après Casablanca en 2023, Rome en 2024 et Lima en 2025, c’était au tour de Mexico d’accueillir, les 3 et 4 septembre 2026, la IVe Conférence internationale de Casablanca pour l’abolition universelle de la GPA. Pendant trois jours, Mexico est devenue le point de convergence des acteurs internationaux engagés contre la GPA, réunissant experts, universitaires, responsables politiques et militants autour d’un même objectif : faire progresser l’abolition universelle de cette pratique. Parmi eux, Olivia Maurel, porte-parole de la Déclaration de Casablanca et figure internationale de ce combat, a porté la voix des personnes nées de GPA et appelé à une réponse internationale face à un marché qui dépasse les frontières. Reem Alsalem, Rapporteure spéciale de l’ONU sur les violences contre les femmes et les filles a ouvert cette conférence en rappelant «les différentes manifestations de violence à l’encontre des femmes et des filles dans le contexte de la gestation pour autrui.« La veille de la IVe conférence internationale, au Palacio Legislativo de San Lázaro, où siège la Chambre des Députés du Mexique, Olivia Maurel est intervenue au côté de Bernard Garcia (conseiller ministériel du Chili), d’Ibone Olza (Pédopsychiatre et psychiatre périnatale, chercheuse) et d’autres experts lors d’une conférence de presse qui s’est tenue à l’occasion de l’inauguration du «Forum international sur les droits de l’homme et la gestation pour autrui». Lors de cette conférence de presse le Partido del Trajajo a présenté sa proposition de loi visant à intégrer la gestation pour autrui dans le cadre de la loi sur la traite des êtres humains. Celle-ci a bien été enregistrée par la Chambre des députés et devrait être soumise à l’avis des commissions et à une éventuelle approbation en séance plénière. La présence des experts de Casablanca au Parlement mexicain est particulièrement importante : elle permet de faire entrer la question de la GPA dans un débat politique et législatif national, tout en donnant une dimension internationale aux discussions. |
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2 septembre – Rencontres diplomatique et médiatiques Olivia Maurel est allée à la rencontre de la sphère médiatique mexicaine et a consacré plusieurs interviews à de grands médias nationaux : Latinus, Heraldo Media Group… Puis, elle est intervenue à la conférence de presse qui s’est tenue à la Chambre des Députés dans le cadre de l’inauguration du «Forum International sur les droits de l’homme et la gestation pour autrui«. A cette occasion le Partido del Trajajo a présenté sa proposition de loi visant à classer la gestation pour autrui dans le cadre de la loi sur la traite des êtres humains afin de considérer cette pratique comme une exploitation reproductive. Lors de cette conférence de presse, des experts ont affirmé que «le Mexique est en train de devenir le marché le moins cher pour la gestation pour autrui«. |
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3 et 4 septembre – IVe Conférence international de Casablanca Située à l’Université Panamericana, Campus Mixcoac, à Mexico, la IVe Conférence de la Déclaration de Casablanca a débuté au Mexique par un appel au «Congreso de la Unión» (Parlement fédéral du Mexique) à interdire la gestation pour autrui dans tout le pays et à la qualifier d’infraction pénale, après près de 12 ans sans changement législatif permettant d’empêcher le fonctionnement des cliniques et des agences spécialisées dans cette industrie. Ouvert par Reem Alsalem, plusieurs intervenants de haut niveau se sont succédés. Jorge Cardona Llorens, membre du Comité des Droits de l’Enfant de l’ONU à parlé des implications de la GPA sur les filles et les garçons nés de cette pratique. Patricia Olamendi Torres, docteur en droit et ancien membre du groupe de travail sur la discrimination à l’égard des femmes et des filles à l’ONU a présenté ses travaux, démontrant que la GPA est une forme de traite des êtres humains. Les échanges se sont poursuivis autour des législations en Amérique latine, des projets de loi relatifs à la GPA et de la question fondamentale de l’existence d’un éventuel « droit à l’enfant ». La journée s’est achevée par des interventions consacrées aux conséquences de la GPA sur la santé des mères et des personnes nées de cette pratique, ainsi que par le témoignage poignant d’une mère porteuse. Le 4 septembre, les experts ont approfondi les enjeux liés aux enfants nés par GPA, avec des interventions sur leur droit à l’identité et sur la protection de leurs droits, avant d’aborder la GPA sous l’angle de l’exploitation reproductive des femmes et de la bioéthique. Un temps fort : le témoignage d’Olivia Maurel Le point culminant de cette deuxième journée a été le témoignage d’Olivia Maurel, porte-parole de la Déclaration de Casablanca et elle-même née par GPA. Intitulé « Je prends la parole pour donner de la visibilité à la partie la plus vulnérable et la moins considérée de cette pratique : les enfants qui en sont issus » , son témoignage a permis de placer la voix et les droits des personnes nées de GPA au cœur des échanges. |