Olivia Maurel en Argentine (communiqué de presse en français)

La visite d’Olivia Maurel en Argentine renforce la mobilisation internationale pour l’abolition de la gestation pour autrui

Communiqué de presse 13 août 2026

Résumé     

Après son passage remarqué au Chili, Olivia Maurel, née d’une gestation pour autrui (GPA) et porte-parole de la Déclaration de Casablanca, a poursuivi son voyage en direction de l’Argentine, du 10 au 12 août 2026.

À travers son témoignage et les nombreux échanges menés au cours de cette visite, Olivia Maurel a rappelé que la gestation pour autrui ne peut être réduite à une question de liberté contractuelle ou de progrès biomédical. Elle soulève des enjeux fondamentaux de dignité humaine, de filiation, de protection contre l’exploitation et de respect des droits de l’enfant, qui appellent une réponse juridique cohérente à l’échelle internationale.

Le programme    

Lundi 10 août, Olivia s’est rendue à l’Université Australe (à 50 km de Buenos Aires), où elle a participé à un panel avec des professeurs de l’Université, devant un public d’environ 370 personnes, sur le thème: “Ce qu’on ne vous dit pas sur la GPA : une réflexion sur l’identité et la dignité humaine à l’ère des biotechnologies”. L’échange s’est poursuivi avec un médecin experte en santé foetale qui a interrogé Olivia devant le personnel et les étudiants, avant un déjeuner avec le recteur et son équipe.

Olivia s’est rendue ensuite à la faculté de droit de l’Université Buenos Aires  (UBA) pour un nouveau colloque sur le thème: “Gestación subrogada: abordaje interdisciplinario y experiencias de vida”, un panel d’experts consacré à la réflexion, à l’analyse et à l’échange de points de vue sur les enjeux contemporains de la GPA. Olivia a donné son témoignage devant une salle comble, après le témoignage de Belen, une ancienne mère porteuse qui essaie maintenant de retrouver son fils, avec également une prise de parole de Verónica Toller, Journaliste, directrice de l’Observatoire de la vulnérabilité et du développement humain à l’Université Austral, directrice opérationnelle du Comité exécutif pour la lutte contre la traite et l’exploitation des personnes et la protection et l’assistance des victimes. 

Il était impressionnant de voir une mère porteuse et une fille née d’une gestation pour autrui partager leurs témoignages lors du même événement: un moment historique, sans aucun doute.

Lors d’une des interventions, une jeune femme ne pouvant mener une grossesse à terme et ayant déjà entamé les démarches pour faire appel à une mère porteuse a été profondément touchée et pensive après avoir entendu les témoignages et reçu les informations présentées.

Plusieurs personnes, partisanes de la gestation pour autrui et pour certaines impliquées personnellement, étaient également présentes, mais les échanges se sont déroulés dans un climat de respect et d’ouverture remarquables.

Un médecin spécialisé en médecine fœtale interroge Olivia à l’hôpital Austral de Buenos Aires, en Argentine, devant le personnel et les étudiants.

En la Universidad Austral : PhD. Federico Menendez (Prof. Facultad de Derecho); Ing. Rafael Aragon (Director del Hospital Universitario Austral); Rosario Romero Victorica (Prof. Inst. Ciencias de la Familia); PhD. Ma. Dolores Dimier (Decana del Inst. Ciencias de la Familia); Mag. Julián Rodriguez Rector de la Universidad Austral; OLIVIA; Dra. Juliana Moren (Médica Fetal); BERNARDO y PhD Lorena Bolzon (Vicerrectora de Alumnos de la Universidad Austral)

11 août 

Le 11 août, Olivia Maurel a été reçue au ministère argentin des Affaires étrangères au Palais Saint Martin pour une réunion consacrée aux enjeux internationaux de la lutte contre la gestation pour autrui: elle y a rencontré le secrétaire d’Etat au culte, vice-ministre du Ministère des affaires étrangères et par la Directrice des droits de l’homme. Ils ont notamment évoqué la première déclaration conjointe d’Etats appelant à un moratoire international en vue de l’abolition universelle de la gestation pour autrui, lancée par l’Argentine, l’Italie et le Chili le 22 juin dernier à l’ONU à Genève (voir le CP du gouvernement du Chili ICI)

Elle a donné une conférence publique à la Législature (Assemblée législative de la ville de Buenos Aires), intitulée: “L’autre facette de la GPA : la voix des enfants”.

Elle s’est ensuite exprimée devant des députés au Congrès de la Nation argentine, invitée par le député Nicolás Mayoraz, président de la Commission des Affaires constitutionnelles de la Chambre des députés de la Nation qui a opéré les échanges avec le Dr Bernardo García Larraín et la Dr Débora Ranieri, présidente de l’Association pour la promotion des droits civiques (PRODECI).

Olivia Maurel à l’Assemblée législative de la Ville de Buenos Aires

Olivia Maurel au Congrès national argentin, avec le Dr Bernardo García Larraín et la Dr Débora Ranieri

 12 août    

Le 12 août, Olivia Maurel a poursuivi son programme par une série de rencontres avec des juges de différentes juridictions, des responsables de la lutte contre la traite des êtres humains ainsi que des procureurs fédéraux spécialisés dans les affaires de traite reproductive. Ces échanges ont permis d’aborder les liens existant entre la gestation pour autrui, l’exploitation des femmes et les nouvelles formes de criminalité transnationale.

Cette visite intervient dans un contexte particulièrement important en Argentine : l’Argentine figure parmi les premiers États à avoir signé, aux côtés de l’Italie et du Chili, la première déclaration conjointe d’Etat appelant à un moratoire international en vue de l’abolition universelle de la gestation pour autrui. Cet engagement témoigne d’une volonté croissante de plusieurs États de faire reconnaître, sur la scène internationale, les risques que cette pratique fait peser sur les droits fondamentaux des femmes et des enfants.

Toutes ces démarches s’inscrivent dans la lignée du rapport historique présenté en 2025 par la Rapporteuse spéciale des Nations Unies sur la violence à l’égard des femmes et des filles, Reem Alsalem, concluant que la gestation pour autrui est caractérisée par l’exploitation et la violence à l’égard des femmes et des enfants, et exhortant les États à œuvrer pour son abolition par le biais d’un instrument international juridiquement contraignant (voir le rapport ICI).

Olivia Maurel sur LU12

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